Développement économique, Economie

Un contexte économique difficile ?

Une situation conjoncturelle laissant apparaître une croissance nulle, un déficit et une dette publique qui s’accroissent , une hausse perpétuelle du chômage  nous amène peut-être à comprendre que la situation économique de la France est peu critique.

  • Chômage

Parmi les inscrits au pôle emploi, les titulaires d’un diplôme sanctionnant un niveau bac + 3 et/ou bac + 4 ou équivalent, s’élève à +508.600 exactement, fin septembre. Si on analyse la situation, on verra que cette hausse importante représenterait presque 80% de la hausse qui s’est articulée sur 5 ans, du quinquennat de Nicolas Sarkozy, où, le nombre de chômeurs s’élevait à environ 600.000 entre 2007 et 2012.

Cependant, si l’on se réfère aux anticipations de l’Unedic, l’inversion de la courbe du nombre de chômeurs inscrits en catégorie A ne devrait pas avoir lieu avant fin 2015. Le régime d’assurance chômage prévoit un nombre de 96.000 chômeurs de plus en catégorie A (cadres de 1er niveau), pour l’année prochaine.

  • Chômage des jeunes & des seniors

Parmi les mesures visant à réduire le chômage des jeunes, une des promesses du « président », a été de mettre en place par le biais du gouvernement, des emplois d’avenir ou encore des contrats spécifiques à destination des décrocheurs. A ce jour, on constate environ 150.000 jeunes bénéficiant du dispositif, et peut-être 75.000 prévu pour 2015. Sinon, il a également créé une « garantie-jeunes », offrant aux 18-25 ans manquant d’opportunités pour construire leur projet professionnel, une allocation qui serait comme substitution, une équivalente au RSA, et ce uniquement dans le cadre d’une insertion professionnelle de leur part. On comptabilisera 10.000 bénéficiaires en 2014, 50.000 en 2015 et environ +100 % pour les années à venir. Malgré cette tentative de redressement, le chômage des jeunes (petit jobs inclus) augmente de 1% en 1 an, plus précisément entre septembre 2013 et septembre 2014.

Le chômage des seniors est exubérant (oui, on insistera bien sur le « exubérant ») depuis le mandat François Hollande. Entre septembre et janvier 2012 le chômage des seniors en France métropolitaine donc, présente une hausse de 35 %, si on comptabilisait 600 000 chômeurs de +50 ans en catégorie A, en janvier 2012, on verra ce nombre s’élever à 802.400. Toutes catégories confondues, ce chiffre s’élève à environ 1,14 million de personnes. Ce qui place l’économie Française, parmi les plus mauvais en Europe en termes d’emploi pour les seniors, puisque l’UE prévoit un objectif de 50%, pendant que la France présente un taux de 46% en 2013.  Le plan Rebsamen avait prévu d’augmenter les aides à destination des entreprises qui embaucheront le senior âgé d’au moins 55 ans et le jeune de moins de 26 ans dans le cadre de contrats de génération. Mais la résultante de ce dispositif déçoit, car en 18 mois, 40.000 demandes d’aides sont adressées aux administrations, ce qui représente un nombre faible d’embauche de ces agents.

  • Pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat du revenu disponible brut baisse à 0,9% sur l’année 2012, en 2013, il n’a pas progressé plus que ça. Puis avec une conjoncture plus ou moins variable (notamment la hausse des impôts, et une mauvaise posture l’emploi) il a pu en effet reculer. L’année 2014 pourrait en revanche, faire apparaître une hausse de 0,8%, s’il y a encore une plus forte baisse de l’inflation plus forte, et si les impôts, en hausse malgré tout et cotisations connaissent une plus forte baisse.

  • Croissance

La hausse du PIB ne devrait logiquement pas dépasser 0,5 % cette année. Mais l’Insee anticipe une petite part de progression du niveau d’activité d’environ 0,1 % sur les 2 derniers trimestres de l’année, après une stagnation sur cette moitié de l’année. Pour les entreprises le cycle d’investissement stagne, pour les ménages le cycle de consommation stagne également. Dans le meilleur des cas, la croissance pourrait atteindre 1% l’an prochain, même si les prévisions de campagne du « président » n’ont jamais été justifiées, puisqu’elles prévoyaient environ 2% de croissance pour cette année, puis une variation à la hausse de + 12.50 % pour l’an prochain, et ce jusqu’à la fin de son quinquennat.

  • Déficit public

L’économie Française recense un déficit en augmentation par rapport à l’année dernière : 4,4 % du PI B. Le ministre des finances (Paris) va devoir négocier serré avec Bruxelles le report de son engagement en 2015, pour réitérer cette démarche. L’ultimatum étant posé à la fin du mois pour la commission Européenne, pour le plan pluriannuel des finances publiques de la France, le déficit ne pourrait en effet jamais figurer en dessous des 3% prévus. Alors que Hollande avait justement, tenu à s’engager lors d’une certaine campagne, d’équilibrer les finances publiques pour 3% de déficit sur le PIB de 2013.

  • Dette

Lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la dette publique augmentait de 605 milliards. Par l’interprétation de la Cour des comptes, il s’apparente qu’une part de cette dette se justifierait par des facteurs conjoncturels, telle la crise, le plan de relance de 2009 qui ont levé le déficit à 150 milliards cette année-là, et une autre part seraient due à des facteurs structurels comme le financement des dépenses courantes au octroyé par le budget de l’état. Depuis « l’ère Hollande », la dette a encore gonfle à 159 milliards €. Avec un tel rythme, la hausse pourrait atteindre facilement 400 milliards sur l’ensemble du quinquennat, soit le même montant recensé lors du dernier mandat de Jacques Chirac. Le plus surprenant, c’est qu’ Hollande atteint facilement ce niveau de dette, sans une économie Française en situation de crise, à laquelle a eu droit Nicolas Sarkozy en 2008/2009. Ce dernier, devait notamment faire face à une forte récession en 2009 ayant contribué, à une chute du PIB estimée autrefois à plus de 3%

  • Défaillances d’entreprises

Les spécialistes en assurance-crédit, nous décriraient une tendance à la hausse, ces derniers estiment encore 62.000 faillites d’entreprises en 2014. Le coût étant des défaillances s’avère dans le même temps, assez lourd, puisqu’il représente 4,7 milliards sur un an. Pour engendrer une baisse du PIB et presque 181.000 emplois menacés, on peut considérer cela comme lourd. Certains secteurs semblent être plus atteints que d’autres, comme la : construction, le commerce, la restauration…. Et depuis la crise, le coût de la faillite des entreprises pour l’économie Française est lourd à supporter. En 2009, on a pu atteindre 63.000 défaillances engendrant 269.000 emplois menacés. Et en 2013, à peu près 100 faillites de plus avec 68% représenté par les TPE, soit environ 43 000.

  • Fiscalité et Impôt sur le revenu

Pierre Moscovici, ex-ministre de l’économie, a eu à évoquer le « ras-le-bol fiscal », lors du début de quinquennat d’Hollande, où le gouvernement était confronté à un ressentiment croissant des Français contre les hausses perpétuelles d’impôts, alors que le gouvernement avait promis un arrêt de cette hausse. Manuel Valls quant à lui, évoque le «haut-le-cœur fiscal», ce qui s’ensuit par une hausse des impôts, bien qu’un agacement, voire l’exaspération était déjà atteint chez les agents Français. La hausse s’observe par une tendance croissante : 18 milliards au total en 2011, 22 milliards en 2012 et 29 milliards en 2013. On totalise 69 milliards de hausses d’impôts sur 3 ans pour que l’économie Française finance à la fois revenus de transfert aux agents, et stabilise ses propres comptes. Donc en 2014, ce phénomène s’est un peu apaisé, on verra même une baisse de ces prélèvements obligatoires, mais qui ne créée aucune convergence d’intérêts pour les agents : Une grosse baisse d’impôts pour les entreprises, se compense derrière par un alourdissement des impôts pour les ménages.

Le gouvernement prévoit ultérieurement d’alléger de 12 milliards les charges fiscales (et peut-être sociales) des entreprises. Si cette dynamique se tient au rendez-vous, on pourra voir 41 milliards de baisse totalisé entre 2014 et 2017. Quant aux ménages, ils verront en 2015 une suppression de la 1ère tranche d’imposition de l’impôt sur le revenu, celle soumise au taux de 5.50 % pour un revenu imposable net compris entre 6 011 € et 11 991 €, suite à une réévaluation du barème, défini par le projet de loi des finances, en tenant compte de l’inflation. Egalement, il y aura une baisse du seuil de la deuxième tranche actuelle : un revenu net imposable net de 9 691 € à 26 764 € est soumis désormais à 14,00% contre un barème d’imposition allant de 11 991 € à 26 631 € pour 14 % en 2014.

Ce dont environ 9 millions de foyers pourront bénéficier, au vu des revenus disponibles annuels des ménages. Le taux de prélèvements obligatoires, en revanche devrait rester stable, l’an prochain, et fluctuerait autour des 45 % habituels du PIB.

Les mesures correctrices, en 2013 et en 2014 ont engendré pour cette année une hausse de s’élevant à près de 8 milliards d’€ de l’impôt sur le revenu, parmi les plus aisées, absorbent les 6 milliards € d’IR (environ 20 % des Français). Près des 5 milliards € d’IR sont supportés par les Français ayant de hauts revenus (10 % de la population Française). En parallèle 4,2 millions des Français modestes bénéficieraient alors d’un allègement fiscal, puisqu’ils supportent à eux tous 1,3 milliard d’€. Et avec une réévaluation des barèmes imposables entre 2013 et 2014, 2,1 millions seraient devenus donc non imposables. Donc, un peu moins d’un foyer sur deux paierait l’impôt sur le revenu cette année, plus précisément 49 % des Français. Avec la récente réévaluation, qui consistait principalement en la suppression de la 1ère tranche de barème, pour l’an prochain 9 millions des Français pourront profiter d’un avantage fiscal, avec 3 millions qui seraient non imposables.

Avec 13 % d’opinions favorables à son mi-mandat, faisant de soi, le président le plus impopulaire de la Ve République, parler inlassablement pour ne rien dire n’est rien d’autre que phatique, s’épargner de toute culpabilité est juste rédhibitoire pour un président qui se dit « réformer son pays jusqu’au bout » ou vouloir « rebondir ». C’est toujours bien d’avoir un costume sur mesure, mais encore faut-il être sur-mesure.

« Le changement, c’est maintenant » c’est bien le slogan qu’il arbore pour calomnier un certain 11 janvier 2012, lors de l’officialisation de sa campagne, où encore dans ses vœux de fin d’année (en 2011) qui demeurent tout le réveillon de la saint-sylvestre. Il a effectivement répondu à ce slogan, et ce, à sa manière… Avoir des rêves, c’est magnifique, les réaliser, c’est encore mieux.

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