Développement économique, Economie

Le Maroc en forte croissance

La structure de l’économie Marocaine se décrit comme solide et avec un taux de croissance de 4.7 % en 2013, notamment lié à un pouvoir d’achat à la hausse : on souligne une progression de 4%, par an, et ce depuis 2001.

Et cela peut s’expliquer principalement par une mise en place dynamique de politiques conjoncturelles de relance qui ont pour but de stimuler, relancer de manière permanente la croissance, en direction des ménages Marocains, et donc de ce fait accroître le taux de croissance, et ici, leur propension marginale à consommer. Cette politique de relance s’est mise en œuvre par un recours aux politiques budgétaires avec donc une révision de certaines sources de recettes & dépenses pour l’état :

Les hausses des salaires et les baisses des taux d’imposition, comme l’impôt sur le revenu par exemple (aussi l’IS, et la Taxe sur Valeur Ajoutée) ont contribué à une hausse du revenu disponible brut de 4.5% en 2011 contre 2.2% en 2010.

La baisse des impôts, résulte d’une refondation du système fiscal par rapport aux impôts & Taxes. Par exemple, le taux marginal de l’impôt sur le revenu figurait à 44% en 1996, mais à 38% en 2010. Soit une baisse d’environ (-14 %) en 14 ans. Le taux de l’impôt sur les sociétés est quant à lui passe de 40 % à 37% pour le secteur financier, de 35 % à 30% pour tous la plupart des secteurs d’activités. Par cette occasion, on trouvera un système fiscal avec plus de stabilité, avec une maîtrise des coûts de gestion pour l’État, l’entreprise et les ménages, ainsi qu’un rendement qui croît chaque année.

Certaines dépenses publiques de la part de l’état semblent être facteurs positifs au roulement de l’activité économique. La croissance de l’économie Marocaine, a également bénéficié de bonnes conditions météorologiques, ayant permis une sérénité dans l’entreprise des activités agricoles.

La poursuite de la réforme de la Caisse de compensation permettant de garantir une stabilité des prix, limiter la hausse d’inflation, et la propension marginale à consommer sur les produits de consommation courante pérennise le pouvoir d’achat des consommateurs. En aval, les dépenses ont peut assister à une réduction des dépenses publiques, où sont diminués les versements des revenus de transferts.

L’économie Marocaine mise également sur des stratégies sectorielles depuis le début des années 2000, dans le but d’accélérer la transformation structurelle de leur économie, et promouvoir également de nouveaux produits. De ce fait, le développement de certaines industries telles, l’automobile, l’aéronautique, nous présentent des potentiels relais de croissance importants, qui sont rappelons-le facteurs d’innovation au sein de l’économie Marocaine.

Le Maroc a su préserver sa croissance en 2013 avec un PIB en progression estimé pour 4.7 % après +2.7 % en 2012, et ce, dans un contexte de récession mondiale où la croissance économique mondiale se trouve dans une phase de ralentissement. La bonne vitalité de l’agriculture est à saluer, puisque qu’elle contribue à cette performance. Les autres secteurs d’activités ne connaissent pas de fortes variations par rapport à 2012. En revanche, les exportations globales de biens connaissent une baisse de 4 % avec un déclin accentué surtout à une diminution de 28 % des exportations de structure chimique comme le phosphate et d’autres engrais dérivés. Toujours est-il que les exportations de biens d’équipement (dans l’électronique) bénéficient d’une demande extérieure assez abondante et croissante. D’autre part le Maroc continue de pratiquer un management macro-économique & budgétaire de manière raisonnée en 2013, et ce notamment grâce à une bonne gestion des politiques monétaires, puisque l’inflation atteindrait 2%, représentant quand-même 7.2 % du PIB, mais contre 10 % comparé en 2012. Pour revoir le déficit budgétaire, le gouvernement s’engage à définir des mesures correctives améliorant le recouvrement des recettes, et par la même occasion définir des objectifs pour baisser légèrement l’investissement public en 2014, pour parvenir à ramener le déficit budgétaire entre 2 % ou 3 % du PIB d’ici 2016. Pour cela, il convient de s’aligner obligatoirement à la réforme de la Caisse de compensation, garantissant une stabilité des prix, et à l’application du système d’indexation des produits pétroliers.

Dans l’ensemble, la structure économique du Maroc est performante dans la mesure où le pays sait tirer profit de sa stabilité politique et sociale. Avec un climat des affaires en amélioration, le Maroc défend bien sa place dans le Doing Business. En 2013, on constatera aussi que l’économie Marocaine possède toujours ce développement de qualité lié au tourisme, qui est un secteur source de revenus et marquant une hausse de 2 %, ainsi que les Investissement directs à l’étranger avec une hausse de +20 %. Avec ces bonnes performances et une structure économique résiliente, dans son ensemble, le Maroc présente un taux de chômage (jeunes de 15 -24 ans) de 19.1 % qui reste toutefois élevé en 2013. Mais selon l’économiste Britannique et néo-classique, Nicholas Kaldor, la situation conjoncturelle d’une économie, ne peut qu’être favorable, non parfaite, dans le sens où un objectif atteint à « l’extrémité » réduit les autres. Une économie va hiérarchiser l’objectif prioritaire pour un moment donné, ici, la croissance économique.

Pour l’année 2014, le Maroc continue d’appliquer ses réformes en matière de revenus de transferts (Allocations : Aides, subventions…& prestations sociales : retraite, protection sociale), avec pour objectif de soutenir le développement d’un modèle de croissance dans les secteurs, qui puissent être créateurs d’emplois pour les jeunes. En misant sur les stratégies sectorielles afin d’accélérer le processus de transformation et de diversification de certains secteurs d’activités de sa propre économie, la création d’emplois, peut-être plus élevée. De plus, le PNEI (2009-2015), a l’objectif de redynamisation des secteurs industriels, ce qui permet un cadre stratégique pour lancer des secteurs industriels des économies concernées, et où le Maroc y est le plus compétitif. Outre cette redynamisation, la perspective de créer de nouveaux emplois semble toutefois possible, d’ici 2015 ou 2016, comme les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique présentent une source d’innovation et de croissance économique pour l’économie Marocaine.

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