Economie, Marchés

La montée en puissance de la Chine dans le commerce extérieur

Une nouvelle ère & une toute autre façon de  s’insérer dans le commerce mondial. Voici la tendance qui s’est illustrée au sein de l’économie Chinoise, peu avant qu’elle devienne un acteur majeur de la mondialisation.

Lors des années 90, l’afflux d’investissements directs à l’étranger a créé en Chine des industries et entreprises très dynamiques qui ont dopé une croissance économique pour redresser une certaine conjoncture au sein-même de leur propre économie. On notera que ces investissements ont garanti à l’économie Chinoise des gains importants en parts de marchés dans le cadre des échanges mondiaux. Une participation active & croissante de la Chine dans le commerce international, a pu être directement liée à une incitation de division internationale des structures un peu partout en Asie : Des processus de production dans un cadre d’externalisation avec ou sans délocalisation (cette dernière étant un peu moins coûteuse) & des centres de profit dans un cadre d’internationalisation.

Les stratégies d’externalisation (avec délocalisation) des firmes étrangères ont développé sur le continent des entreprises exportatrices qui, initialement destinées à un rôle d’atelier d’assemblage, semblent gagner progressivement une maîtrise plus complète des cycles de production et de commercialisation. Des activités qui peuvent toutefois procurer une polyvalence des compétences & métiers.

L’expansion du commerce extérieur chinois est avant tout le fruit des flux d’ IDE : les capitaux étrangers investis en Chine, puis des entreprises chinoises ayant externalisé des parts de leurs activités par des contrats de sous-traitance avec des partenaires extérieurs. Les échanges relevant du commerce disons « intérieur » , en fait, des opérations qui s’opposent aux exportations & importations réalisées par les entreprises Chinoises, ont connu une progression moyenne, voire modeste autour des années 1994-1998… Ce qui laisse perplexe quant à la capacité du tissu industriel chinois, à percer dans la concurrence internationale.

En quelques chiffres, voici la place de la Chine dans le commerce extérieur mondial à partir des années 2000 :

D’après les statistiques de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), en 2007, la Chine fait partie des 10 principaux acteurs du commerce mondial.

  • Les flux au niveau des biens (marchandises en particulier) présentent :

Des exportations d’une valeur totale annuelle d’environ 1217.80milliards $, lui permettant de se projeter au 2ème rang, derrière l’Allemagne (1326.40 mds $ ; 9.50 %) avec une part de 8.70% des exportations mondiales, et devant les Etats-Unis, ou encore la France qui génère un total de 553.40 milliards $ soit 4% des exportations mondiales de biens ;

Des Importations d’une valeur totale annuelle d’environ 956.00 mds $, ce qui permet une un 3ème rang, pour la Chine avec une part mondiale de 6.70 %, derrière les Etats-Unis largement devant (part de 14.20 % pour 2020.40mds $) & l’Allemagne (2ème avec une part 7.40 % des importations mondiales pour 1058.60 mds $).

  • Les flux de Services (Produits d’assurances, touristiques & services de communication)  présentent :

Un total d’Exportations de 121.70 mds $ soit une part de 3.70 %sur le commerce mondial, pour se classer 7ème derrière les Etats-Unis (1er) qui présentent une part de 13.90 % soit un total de 456.40mds $, et la France (4ème) avec 136.70 mds $ soit 4.20% ;

Un total d’Importations de 129.30 mds $, soit 4.20% sur d’import sur le commerce international pour se classer derrière les Etats-Unis 1er (10.90 %), ou devant la France 6ème avec 4.00%.

La chine réalise plus d’exportations que d’importations sur les biens, on pourra parler d’un excédent commercial (+261.80 mds $), au compte des transactions courantes son taux de couverture le prouve : Avec près de 128 %, mais par contre importe plus de services qu’elle n’en n’exporte, donc on parlera d’un déficit commercial (-7.60mds$), son taux de couverture ne figure qu’à 94 %, son volume en importations est donc plus important que son volume en exportations.

De plus, il est à noter que l’économie Chinoise est à considérer comme un concurrent majeur & solide dans le domaine du commerce international, puisque ses variations annuelles sont les plus élevées, parmi les principaux importateurs & exportateurs mondiaux.

Ses exportations en marchandises ont présenté une variation estimée à (+26%) de 2006 à 2007, et (+21%) pour ses importations ; Ses exportations en services ont présenté une variation à la hausse de 2006 à 2007 de +33%, et de +29%, pour les importations.

Ce qui indique que si la chine continue sur cette lancée de façon régulière, elle pourrait jouer un rôle majeur au sein de l’économie mondiale.

Il serait bon de s’interroger sur la manière dont la chine exerce son commerce extérieur, c’est-à-dire comment la plupart de ses transactions sont réalisées .Sur quels secteurs d’activités ? Auprès de quels partenaires ?

La majorité des ressources constituant les exportations de la Chine vers le Monde Extérieur, sont les Produits Manufacturés (Produits finis & Semi-Finis) qui sont en hausse progressive depuis 1980, on comptait environ 45 % de ces produits exportés, puis connaissant une sensible baisse de (-3% ) en 1985, les exportations de ces produits connaissent à partir de l’année suivante un accroissement net jusqu’à 2005, soit environ 60 % vers 1988, puis environ 90% en 2000, jusqu’à atteindre environ 94%, soit la majorité de ses exportations en 2005. Ce qui représente une augmentation de (+52%) depuis 1980.

Les autres secteurs d’activités tels que les Minerais, L’énergie, l’Agroalimentaire, et autres activités des secteurs Primaires & Secondaires, n’ont, en revanche, cessé de diminuer progressivement des années ’80 à 2005, par exemple le secteur de l’agroalimentaire présentait 22% en 1980, puis à peine 5% en 2005.

Il y a une inégalité d’ouverture des échanges, dans le monde, la Triade et le reste des pays développés constituent la majorité des échanges internationaux. On sait aussi, que le Nord représente une part considérable sur les échanges internationaux.

Préposé comme l’un des acteurs majeurs dans la mondialisation, la montée en puissance de la Chine sur la scène mondiale est un des traits marquants de l’économie vers le début du XXIe siècle.

Le rôle de la Chine au sein de l’économie mondiale, s’est donc accentué, notamment grâce à cette ouverture de son économie à l’échelle des échanges internationaux, bien que les pays n’y soient pas tous impliqués au même degré, on peut prendre le cas de l’Afrique subsaharienne qui relève d’un marché non diversifié, de difficultés en termes d’évolutions économiques et technologiques.

On constate que l’implication de l’économie Chinoise, à l’échelle mondiale, a permis également une forte progression des échanges internationaux  tout en accentuant la concurrence internationale.

Cette montée en puissance, parmi les principaux échangeurs internationaux, pousse en effet à nous demander quels en sont les raisons, mais aussi les limites qu’elle peut présenter au regard du marché commercial mondial ou encore, les menaces qu’elle peut présenter pour les autres économies.

Pour commencer il serait bien d’évoquer les situations qui ont permis à la Chine de s’introduire de façon accrue parmi les principaux acteurs du commerce international et y exposer quelques répercussions que le phénomène peut engendrer dans l’harmonie du commerce mondial.

Afin d’accroitre ses performances commerciales, la chine détient davantage en avantages comparatifs :

  • Dotations acquises & coûts moindres du Travail : On peut considérer que la situation du commerce extérieur Chinois, est depuis 2007 satisfaisante. Une profonde réflexion sur les priorités industrielles tels que les coûts salariaux bas, les gains rapides en productivité (efficience, efficacité), ont permis aux entreprises de faire preuve de compétitivité sur les marchés mondiaux.
  • Investissements rentables : Aussi, un effort gouvernemental des entreprises, notamment au vu des réformes a pu renforcer une amélioration sensible de la conjoncture du commerce extérieur actuel chinois : Investissements massifs internes, Investissement directs à l’étranger sur capitaux (Financiers, Techniques, humains)& fusions acquisitions sont aux centre de la modernisation et de la flexibilité de la production chinoise pour permettre d’élargir le savoir-faire des industries, et disposer davantage en brevets.
  • Une concurrence intensifiée au regard des fluctuations des prix : Sa capacité à vendre des produits à des prix abordables, mettent à l’épreuve les pays développés & concurrents. La chine a fonctionné sans doute, sur une notion de « compétitivité-prix », afin de gagner davantage en part de marché, en fait on peut voir que le pays diminue la valeur de ces biens ou services produits, qui dépendent notamment du coût de production (dont un coût de main-d’œuvre moindre)

La concurrence avec les économies développées (Triade) sur le marché commercial international engendre donc, des fluctuations sur les prix des produits alors disposés sur les marchés locaux & extérieurs, le but principal étant, de proposer les prix les plus attractifs pour pouvoir supposer générer davantage de recettes et créer des richesses. Les prix proposés par la Chine le sont, ce qui provoque une sorte de pression déflationniste sur les autres économies concurrentes, qui influencera les décisions de ces dernières, en l’occurrence, celle de baisser les prix de leurs biens, pour conserver leur degré de compétitivité, et jouer sur une notion de compétitivité-prix. On déduit par-là que, les cours internationaux vont fluctuer au fur et à mesure. Par ailleurs, la concurrence Chinoise a fait subir des dommages vers des autres pays émergents (le Mexique ou encore l’Inde & d’autres pays d’Asie…), et a par conséquent mis un frein à la croissance des entreprises de ces dernières.

  • Les tendances du marché international : On distingue plusieurs types de commerces, dont les principaux, sont ceux des biens (marchandises, produits manufacturés…) et services, les moins répandus seront ceux des marchés financiers (titres spéculatifs, Actions…). Et on peut voir que par exemple, le commerce de biens manufacturés, composent près de 80% du commerce international, les produits « high-tech » en particulier, et ce, depuis 1950. Ce qui va inciter les industries Chinoises à spécialiser davantage leurs productions vers ces secteurs-ci.

Ces biens de consommation exportés seront en majorité à destination des économies développés. Ce qui permet de à la Chine de bénéficier d’un degré d’ouverture assez élevé dans ce secteur.

La spécialisation de la production : le point fort de la Chine est de l’électronique, les produits haute-technologie ont déjà constitué 23 % de ses exportations.

Cependant, on admet que le fait de faire partie des principaux pôles commerciaux mondial, pour l’économie Chinoise présente certaines limites :

On peut retenir, une politique d’innovation peu développée, qui engendre des situations difficiles.  Le fait de ne pas y avoir recours ne diversifiera pas les gammes de produits, apporter peu de brevets & licences, mais encore des produits « bas de gamme » qui ne se différencieront pas de la plupart des produits, et pour, de plus, une qualité moindre. Ce qui mettra la Chine en difficulté, sur une voie de rattrapage technologique, par les pays concurrents, en particulier, les pays développés, qui ont pour domaine l’innovation & le développement de multiples brevets & licences recensées par les plus grandes entreprises du monde (Volkswagen, Total…). Le pays sera obligé de multiplier le recours aux prestations des centres de Recherches & Développement sur ce domaine afin d’y trouver des avantages, tels que la spécialisation…mais avant tout l’innovation qui est indéniablement un élément primordial dans l’offre de produits sur les marchés.

De plus en matière de main-d’œuvre, le plan qualitatif est toujours recherché, les produits exportés se composent considérablement dans les produits bas de gamme, tandis que les firmes multinationales concurrentes, n’exporte la plupart du temps que du haut de gamme.

Certes, nous avons une économie chinoise qui a pu accroitre réellement ses chances d’insertion dans le domaine du commerce Mondial, au fil des années, mais reste cependant, à se poser la question des moyens pratiqués par ce pays au fil des années pour en arriver à ce statut, on peut apprécier les efforts, mais aussi des pratiques commerciales déloyales, que les institutions, tel l’OMC, devrait voir de plus près, on les identifie comme :  les subventions à l’exportation qui conduisent à une instabilité des prix sur les marchés, pour gagner en parts de marchés, la contrebande qui va permettre d’introduire en fraude des marchandises, des matières, la contrefaçon  qui concerne la violation et plagiat des brevets, l’utilisation de critères douteux ,en terme  d’hygiène ou de sécurité, voire d’environnement.

Le commerce extérieur de la Chine s’est en fait développé sur la base d’un modèle irréversible. La dynamique s’est principalement fondée dans une effervescence des diverses politiques de croissance externe, entre autres, les industries internationalisées. Les échanges ordinaires au sein de l’économie seule, est inerte et est considéré comme un cloisonnement du marché intérieur…Rien d’autre qu’un facteur rédhibitoire à la compétitivité des entreprises chinoises locales.

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