Développement économique, Economie, Société et consommation

La crise financière (2008) & la Russie

La monnaie circulante dans nos différentes nations, se doit de posséder certaines qualités : la stabilité au niveau national, mais aussi à l’extérieur, et une certaine crédibilité, afin de remplir et exercer ses 3 fonctions, tout en facilitant l’économie : Intermédiaire d’échange de Biens & Services, compatibles avec de la monnaie en échange. Elle permet donc les flux réels d’échange ; En tant qu’unité de compte, elle doit faciliter les transactions, permettre la concurrence sur les marchés, exprimer les prix, enregistrer les dettes, mesurer la valeur économique ; En tant que réserve de valeur, elle assure pérennité du pouvoir d’achat, ainsi que son transfert, permettre à un agent économique de conserver l’Actif (éléments & ressources possédé par un agent économique) et de le réutiliser.

Or, dans notre cas, on peut constater que le rouble ne peut pas faire face à la crise financière qui touche la Russie depuis Janvier 2008. Pourquoi ? En 4 mois le marché Russe a vu sa valeur économique  diminuer de -70 %. De plus, avec cette crise la monnaie occidentale se déprécie progressivement par rapport au dollar par exemple de (-15.00 %). On peut également constater -33 000 000 000 $ décaissés dans le compte de l’état  entre Août et septembre. Le Rouble Russe est en dévaluation : La Parité  de cette monnaie se trouve en diminution de valeur (le cours boursier (taux de change) sont en processus de changements). La masse monétaire est en affaiblissement, l’Etat, pour sauver au moins 1200 établissements bancaires au sein de la nation, s’est vue obliger de débloquer des fonds pour les affecter aux banques.

Une monnaie crédible remplie et exerce efficacement ses 3 fonctions : Instrument d’échange ; Unité de compte ; et réserve de valeur. Elle doit par conséquent inspirer « confiance » envers les agents économiques. Ici, la Russie a vu sa devise s’effondrer et s’en est détournée : Une défiance plutôt qu’une confiance par rapport à leur monnaie le Rouble, semble confirmer sa présence dès lors : que le prix du Pétrole, du Brent, des Barils ont fortement augmenté, ce qui a affaibli le cours du pétrole (la consommation pétrolière a diminuée), qu’il y a eu des problèmes de bureaucratisation, des fragilités de biens de propriété, des absences d’investissements productifs, des envolées de corruption. Le rouble n’a pas permis face à cette crise la stimulation de l’investissement, ni la consommation des agents économiques. On peut noter que depuis Avril 2006, le Rouble n’a jamais autant perdu de sa valeur, une dépréciation estimée à 27.50 Roubles constituant 1 $. Ce qui a pu permettre une opportunité pour le phénomène d’inflation de prendre de l’ampleur et ainsi augmenter l’Indice des prix à la consommation. La situation fait que, la confiance n’est plus présente entre l’Etat et sa population, c’est-à-dire le reste des agents économiques, ces derniers, sont amenés à s’emparer de solutions pour « s’armer » face à la crise, en notamment, s’approvisionnant de consommations utiles, pour combler leur besoins primaires.

Le gouvernement, les pouvoir publics Russe, après avoir ignoré le phénomène de crise, en rassurant la population et en qualifiant cette crise de « ralentissement », de « chute », de « régression » ou encore de « décroissance », se sont retrouvés à faire face au principe de réalité, dès le moment ou le rouble a vu une « terrifiante » dépréciation, jamais vue depuis Avril 2006, et représentée à (1$ ~ 27.50 Roubles). Les Analystes et l’économie ont songé à une « Redollarisation de l’économie Russe », c’est-à-dire que, dans la situation de la Russie, les paiements et les transactions en dollars étaient couramment pratiqués pendant la période soviétique et lors des premières années de la transition vers l’économie de marché. Sinon, on parle de « Dollarisation » qui se définit comme, le choix pour un pays d’abandonner sa monnaie nationale afin d’en  adopter une étrangère, (qui n’est pas nécessairement le dollar américain) ou de lier le cours de sa monnaie à celui d’une autre. On peut parler « d’Euroïsation », pour ce qui concerne l’utilisation de l’euro hors de la zone euro. Cette évolution a des conséquences profondes pour l’économie du pays qui adopte cette politique, puisque l’Etat perd toute capacité à ajuster les fluctuations de l’économie par la politique monétaire et de taux de change. Il ne peut plus jouer de la planche à billets afin de réguler son endettement par les mécanismes d’inflation/déflation et perd sa capacité à dévaluer ou réévaluer sa monnaie. On peut aussi parler de monnaie de substitution, avec les monnaies les plus crédibles, qui peuvent être utilisées, en cas de fluctuations économiques et non crédibilité de la monnaie.

Dans nos sociétés, les échanges sur les différents marchés (commercial, financier…) internationaux s’effectuent par le biais d’une monnaie qui  à rôle d’instrument, qui informe et influence les agents économiques, les demandeurs, mais aussi les offreurs, sur leur prise de décision :

Les Consommations et l’Epargne (livrets A…) pour les ménages; Les Prélèvements  à caractère sociaux (Impôts, Taxes…) pour l’Etat ; La production & l’activité pour les Entreprises …

Selon les glissements annuels de 2001 à 2008 (%), on peut constater que les prix à la consommation sont en hausse depuis janvier 2008, après avoir chuté constamment depuis fin 2004. Ce qui donc, confirme la présence du phénomène d’inflation (hausse généralisée et durable des prix) et des fluctuations, des variations au niveau des prix des Biens & Services. En effet l’Indice des Prix à la Consommation est de 15 %, représentant une hausse d’environ +9 % par rapport à 2007, et environ 6% par rapport à 2006. Ce qui pourrait refléter la situation de 2001, ou encore 2003, d’hyperinflation, avec un IPC >25 %. C’est par conséquent que le pouvoir d’achat diminue fortement puisque les Ménages remplissent leur besoins primaires aux denrées alimentaires (se nourrir : Pates, Sucre, thé…) consomment donc, plus raisonnablement.

Une inflation trop importante (hyperinflation) perturbe les anticipations des agents économiques, et accélère la perte de valeur, la dépréciation de la monnaie nationale.  Concernant les flux d’échanges à l’international, les entreprises Russes ne pourront pas vendre, et donc engager des bénéfices, puisque les prix ne seront pas attractifs et ni intéressants, puisque il y a une absence de la stabilité des prix, ceux cis feront un effet de « yoyo » entre déflation (baisse généralisée des prix), et inflation (hausse généralisée des prix).

La crise financière en Russie est différente de celles des pays européens : La monnaie est différente, la plupart des pays Européens dont 27, utilisent une monnaie généralisée, qui aura donc moins de chance d’être dépréciée, l’€ est une monnaie crédible, qui peut supporter la crise, et y face, contrairement  au Rouble qui n’est pas une monnaie exploité, donc le phénomène de crise ne sera pas le même.

La crise financière en Russie est Similaire de celle des pays européens : L’endettement, l’inflation, l’instabilité des prix, sont présents dans les autre pays d’Europe, dès lors qu’une crise s’installe (économique ou financière).

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